Les doigts dans la prise!
Personne ne comprend plus rien aux directives liées à la production d’électricité. Cela rend bien service aux promoteurs qui jouent sur la peur du manque et font mine de se soucier de la ruralité.
LA DIAGONALE DU VIDE
Les géographes/technocrates ont tracé une ligne qui traverse la France et qu’ils appellent « LA DIAGONALE DU VIDE ». Elogieux comme formule ! Cette ligne englobe les départements les moins peuplés au km carré et la Nièvre en fait partie. Nul doute que ce critère fait partie des éléments déterminants quand TERAPOLIS assez : peu d’habitants= peu de contestataires. Les restrictions communes, elles sont à la merci de la moindre retombée économique. En d’autres termes, on coche toutes les cases pour attirer les promoteurs et leurs investisseurs étrangers.
SATURATION DES POSTES SOURCES
Notre poste source à Cercy la Tour est saturé. Terapolis était formel en réunion le 21 juillet sur le fait qu’ENEDIS allait en construire un nouveau, mais c’était un peu moins sûr le 8 septembre…Le Journal du Centre du 19/09/2026 le souligne : « les postes sources qui reçoivent l’électricité sont saturés ». On pourrait penser qu’il n’y a que Cercy et la Nièvre de saturés, mais pas du tout, cela touche plus de 10% des postes sources en France. Environ 2 500 projets d'énergies renouvelables sont bloqués dans les files d'attente de raccordement et il faut compter plus de 5 ans d'attente pour obtenir une capacité d'injection dans les zones rouges.
Pour preuve, si on à la curiosité de rapprocher la carte de la Diagonale du vide (à gauche) de celle des postes sources saturés (à droite), çà matche plutôt bien !
Alors, une bonne nouvelle pour les opposants ? Oui et non. Car que se passe-t-il à bas bruit quand ils ne savent plus quoi faire de toute l’électricité produite ?
1°On arrête des éoliennes (qui défigurent tant de sites & de bords de mer) https://www.afgrenoble.org/rte-coupe-production-eolienne-solaire/
2°On met en sommeil ou à l’arrêt un réacteur nucléaire.
Ce qui engendre des conséquences techniques, économiques et stratégiques majeures pour le système électrique et pour l'exploitant, EDF.
Voici les principales conséquences de cette pratique :
- Coûts de redémarrage : Arrêter complètement un réacteur puis le relancer est une opération lourde. Le processus de baisse de charge, de stabilisation puis de remontée en puissance consomme du temps et de l'énergie. Parfois, produire à perte à court terme coûte moins cher que de financer un cycle complet d'arrêt-redémarrage.
- Usure prématurée du matériel : Le parc nucléaire français est historiquement conçu pour faire du "suivi de charge" (moduler sa puissance). Cependant, des variations trop fréquentes ou brutales de puissance (pour compenser l'intermittence du solaire ou de l'éolien) créent des stress thermiques et mécaniques qui peuvent user prématurément les tuyauteries et les soudures des réacteurs.
- Conséquences financières pour l'exploitant (EDF) : À plus long terme, la multiplication de ces arrêts forcés fait baisser le "facteur de charge" (le taux d'utilisation) des centrales. Moins un réacteur produit d'heures dans l'année, plus il est difficile d'amortir ses coûts fixes d'exploitation et de maintenance, ce qui fragilise la rentabilité globale du modèle nucléaire face au déploiement massif des renouvelables.
LA VENTE A PERTE
Mais le plus étonnant, voire inconcevable, la France vend son électricité à perte, à prix négatif. L’électricité ne se stockant pas, quand la production est forte et la consommation faible, la France doit littéralement payer ses voisins européens pour qu'ils absorbent son électricité. Le coût pour la collectivité se matérialise par l'obligation de soutien public.
Deux cas :
- Les producteurs d’énergie renouvelable non soutenus par l’Etat : Selon la Commission de Régulation de l'Énergie (CRE), le manque à gagner lié aux épisodes de prix négatifs s'élève à 80 millions d'euros pour les producteurs d'électricité français pour le seul premier semestre 2024. À l'échelle de l'année entière, la France a enregistré un nombre record de 359 heures de prix spots négatifs en 2024 (contre 147 heures en 2023), ce qui a considérablement accentué les pertes économiques ou l'obligation d'interrompre la production pour les parcs qui ne sont pas protégés par des mécanismes de soutien public.
- Les producteurs soutenus par l’état : l'État indemnise les producteurs d'énergies renouvelables via les contrats de complément de rémunération ou d'obligation d'achat. Le soutien de l'État aux producteurs d'énergies renouvelables représente un budget annuel d'environ 7,6 milliards d'euros pour l'année 2026, ce qui pèse sur les Charges de Service Public de l'Énergie (CSPE) payées par les contribuables.
Synthèse des 7,6 milliards par filière (Prévisions 2026)
- Énergie solaire (Photovoltaïque) : 4,4 milliards d'euros, ce qui en fait le premier poste de dépenses.
- Autres EnR électriques (Éolien, etc.) : 3,2 milliards d'euros.
DES MESURES CONTRE LES PARTICULIERS
Pour limiter cette dérive financière, le gouvernement a drastiquement ajusté sa réglementation : depuis juin 2026, le tarif d'achat du surplus solaire pour les particuliers a été divisé par quatre pour être ramené à un tarif unique de 1,1 c€/kWh (contre environ 12,7 c€/kWh début 2023). Une baisse de + de 91% !
Ah bon vraiment, il n’y a pas d’autres mesures à prendre que de « taper » sur les particuliers qui ont joué le jeu ?
Pourtant l’Etat, les pubs, le harcèlement téléphonique, l’étiquette de « citoyen écoresponsable », la gestion de la peur d’avoir un jour à s’éclairer la bougie, et les factures de plus en plus salées de l’électricité les ont poussés à équiper leurs toits de panneaux. Et les aides aux particuliers ont d’ailleurs été supprimées.
- Effondrement des tarifs : Le tarif de rachat du kWh d'électricité réinjecté sur le réseau par EDF OA est tombé à 1,1 centime d'euro depuis l'arrêté du 5 juin 2026, contre environ 13 centimes début 2023.(source: Potentiel Solaire)
- Suppression des aides : L'arrêté du 4 juin 2026 a également acté la suppression de la prime à l'autoconsommation, réduisant à néant ou presque la rentabilité de la revente de surplus. (source: Que Choisir)
- Sentiment de trahison : De nombreux foyers qui avaient investi dans des panneaux solaires en se basant sur un modèle financier de revente lucrative se sentent pénalisés par un changement de règles brutal orchestré par l’État pour faire des économies. (source : 60 millions de consommateurs). S’ajoute à cela les faillites à la chaîne des installateurs et les litiges qui les opposent aux particuliers qui encombrent de plus en plus les Tribunaux.
Témoignages:
André MERLIN, fondateur RTE( Réseau de Transport d’Electricité) et ancien Président de l’Association Européenne des Gestionnaires de Réseaux), a récemment réagit sur les propos de la Présidente de la Commission de Régulation de l’énergie qui affirme que les énergies renouvelables, l’éolien et le solaire, font baisser le prix de l’électricité pour le consommateur :
« C’est hallucinant. C’est une contre-vérité. Ces moyens de production sont fortement subventionnés ,15 milliards par an en aides directes et indirectes, une partie est payée par les contribuables (impôts) et une autre partie se trouve sur la facture d’électricité des ménages, des artisans et commerçants. » Il a indiqué que « de 2000 à 2009 le prix de l’électricité est resté à peu près constant, alors que depuis 2009, il a plus que doublé ». Pour lui, il s’agit de désinformation.
Il a annoncé, « qu’avec l’arrivée de la PPE3 (3ème Programmation Pluriannuelle de l’Energie) qui fixe la trajectoire énergétique de la France pour les années 2026 à 2035, le prix pouvait encore augmenter de 100% »
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France Télévisions: La France produit plus d’électricité qu’il n’en faut. Les producteurs cassent alors leurs prix pour vendre cette électricité à l’étranger et l’État compense, ce qui coûte cher. Le seul moyen d’éviter cette situation est de débrancher les parcs à éoliennes.
La production électrique bat son plein dans les centrales et les parcs éoliens et solaires, de plus en plus nombreux. Pourtant, il y a trois ans, la France craignait le blackout à cause de nombreux réacteurs nucléaires en maintenance. Les autorités avaient demandé aux usagers de réduire leur consommation. Résultat : entre 2021 et 2024, les particuliers et les entreprises ont consommé -3,4% d’électricité.
Couper la production d’énergie renouvelable:
Alors la France exporte de l’électricité mais produit toujours trop, au point d’alarmer le gestionnaire de l’énergie, RTE, dans un courrier envoyé aux fournisseurs. L’électricité ne peut pas être stockée. Pour éviter de faire sauter les plombs du réseau, RTE peut, en dernier recours, demander aux producteurs d’énergie renouvelable de fermer les vannes avec une compensation financée par les taxes de nos factures d’électricité. "On continue à les aider alors qu’on n’a pas forcément besoin de leur production puisqu’on produit trop", détaille Thierry Bros, expert en énergie, professeur à Sciences Po.
Article rédigé par France 2 - A. Guin, K. Douti, N. Tahar, E. Bonneval, A. Canestraro
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Nous n’avons pas la prétention d’avoir toutes les réponses, mais il nous semble impossible d’ignorer les faits. Et comment se battre contre la déferlante photovoltaïque sans se demander pourquoi nous en sommes arrivés là ?
« Nous aurions pu être le Quatar de l’électricité ».
Cette phrase fait référence au potentiel énergétique immense de la France, notamment grâce à son parc nucléaire et ses capacités d'exportation d'électricité en Europe. Elle est utilisée par des économistes, des hommes politiques ou des experts du secteur pour exprimer un regret ou un constat : celui que la France aurait pu devenir une superpuissance financière grâce à l'énergie, à l'image du Qatar avec le gaz naturel ou de l'Arabie saoudite avec le pétrole.
Voici les principaux arguments derrière cette idée, ainsi que les raisons pour lesquelles ce scénario ne s'est pas réalisé :
Dans les années 1970, après le choc pétrolier, la France a lancé le plan Messmer, un programme massif de construction de centrales nucléaires. Ce choix lui a permis de disposer d'une électricité :
- Abondante et pilotable (indépendante des conditions météo).
- Décarbonée et très compétitive par rapport au charbon ou au gaz de ses voisins.
- Fortement exportatrice : la France est régulièrement le premier exportateur net d'électricité en Europe, alimentant l'Allemagne, l'Italie, le Royaume-Uni et l'Espagne.
Mais alors, que s’est-il passé ?
- Une stratégie de prix bas plutôt que de profit : Contrairement au Qatar qui vend son gaz au prix fort & accumule des capitaux , la France a choisi d'utiliser son électricité bon marché comme un avantage compétitif pour son industrie (*) et pour préserver le pouvoir d'achat de ses citoyens(**)
Résultats :
(*) la désindustrialisation de la France :
Perte d'emplois : Plus de 2 millions d'emplois industriels ont disparu en 40 ans
Disparition des sites : Entre 1995 et 2015, près de la moitié des usines françaises ont fermé leurs portes. (sourceéconomie.gouv.fr)
(**) Regardez votre facture!
- Le manque d'investissements et le vieillissement du parc : Durant les années 2000 à 2010, le manque d'investissements dans la maintenance et les hésitations politiques sur la place du nucléaire ont affaibli l'outil industriel. La crise énergétique de 2022 a cruellement montré les limites de cette baisse de régime lorsque de nombreux réacteurs ont dû être arrêtés simultanément pour des problèmes de corrosion sous contrainte. Oui, la France a subi une perte de compétences majeure et documentée dans le secteur nucléaire au cours des trente dernières années. Ce phénomène, qualifié de « perte de compétence généralisée » par le célèbre rapport Folz en 2019, s'explique par un long coup d'arrêt industriel. Face au grand plan de relance de l'atome, le pays est engagé dans une course contre la montre pour reconstruire ses savoir-faire (source I2EN).
- La complexité du marché européen : Le prix de l'électricité en Europe est indexé sur le prix du gaz). Cela signifie que la France n'a pas toujours pu monétiser pleinement son avantage compétitif initial à l'exportation.
L'affaiblissement de la prépondérance nucléaire de la France (principalement sur le plan civil et énergétique) est le résultat de plusieurs décisions politiques majeures prises sur les trois dernières décennies, souvent dictées par des accords électoraux ou des visions à court terme.
Voici la chronologie des décisions structurantes qui ont mené à cette situation :
- L’arrêt de Superphénix (1997-1998) Sous la cohabitation de Lionel Jospin, arrêt définitif du réacteur à neutrons rapides Superphénix . Ce choix purement politique visait à sceller l'alliance avec les Verts pour former la Majorité plurielle. Cet abandon a porté un coup d'arrêt brutal à la recherche française sur les réacteurs de 4e génération, capables de "fermer le cycle du combustible" en réutilisant les déchets nucléaires.
- Le « gel » du renouvellement du parc (Années 2000) Pendant près de vingt ans, l’État n'a lancé la construction d'aucun nouveau réacteur (à l’exception tardive du chantier unique et complexe de l'EPR de Flamanville). Cette absence de vision à long terme a entraîné une perte massive de compétences techniques et d'ingénierie au sein de la filière industrielle française (EDF, Framatome), compliquant les chantiers ultérieurs par manque d'expérience pratique des équipes.
- La Loi de Transition Énergétique (2015) Sous François Hollande, la Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte est votée. Elle fixe alors un objectif drastique : ramener la part du nucléaire dans le mix électrique français de 75 % à 50 % à l'horizon 2025 (repoussé ensuite à 2035). Pour respecter ce plafond légal, la fermeture de plusieurs réacteurs en parfait état de marche devient une obligation réglementaire.
- La fermeture de la centrale de Fessenheim (2020) Promesse électorale de 2012, la mise à l'arrêt définitive des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim est exécutée en 2020 sous le premier mandat d'Emmanuel Macron. Bien que l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) estimait que la centrale était sûre et performante, le pouvoir politique sacrifie ces deux unités de 900 MW. Cette décision prive le pays d'une source d'électricité décarbonée et pilotable juste avant la crise énergétique européenne de 2012
- L'abandon du projet ASTRID (2019) En 2019, le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) valide la fin du projet ASTRID ,un prototype de réacteur de 4e génération. Justifiée à l'époque par le faible coût de l'uranium, cette décision met un terme à l'indépendance technologique future de la France sur le traitement et le recyclage de ses propres déchets nucléaires.
Et puis, grand revirement des décisions politiques…
Après 2 décennies de désengagement et d’hésitation, sous l’influence des accords politiques avec les écologistes et de la catastrophe de Fukushima (*), arrive le discours d’Emmanuel Macron à Belfort (2022) qui formalise une volte-face complète ;
Le président y annonce la « renaissance du nucléaire civil » à travers plusieurs décisions clés :
La construction de 6 nouveaux réacteurs de technologie EPR2, avec une option pour 8 supplémentaires d'ici 2050.
- L'arrêt des fermetures programmées de réacteurs existants, sauf impératif de sûreté, en prolongeant leur durée de vie au-delà de 50 ans.
- Le développement de petits réacteurs modulaires (SMR) pour réindustrialiser le pays.
Que de temps, de compétence et d’argent perdus. Des alliances politiques, des revirements surprenants, un aveuglement idéologique, l’absence de vision à long terme ne fondent pas une base solide pour répondre aux exigences d’un secteur aussi stratégique et complexe que notre souveraineté énergétique.
Et dans les médias, une information pousse l’autre. Rappelez-vous. Un moment c’était la couche d’ozone et son trou ! On ne parlait plus que de cela. C’est terminé, c’est vintage. Désormais, c’est le CO2, il faut tout décarboner. Et puis le danger est venu des vaches elles-mêmes, car leurs pets allaient tuer la planète !
Finissons sur une note sarcastique : RESISTE58 pose sérieusement la question à
TERAPOLIS : est-ce que nos vaches péteront moins sous leurs panneaux ?







